Amiante : déjouez le danger !

Si certains choisissent de bâtir leur maison en paille, en bois et d’autres en briques, d’autres encore optent pour des matériaux plus sûrs dont les propriétés sont le gage d’une solidité durable. L’accent était autrefois mis exclusivement sur le confort des habitants et ce, au détriment des retombées environnementales… et sanitaires. Il a fallu constater plusieurs issues fatales et établir un lien avec certains matériaux de construction pour finalement en proscrire l’usage.

Mauvais élève

Parce qu’il est un excellent isolant thermique et acoustique, l’amiante a longtemps fait l’unanimité pour la construction de bâtiments divers. Utilisé massivement dès la fin du 19e siècle en couverture, joint, flocage et enduit, il fait –depuis 1997, l’objet d’une interdiction stricte et définitive. Tout projet de construction intervenant après cette date est garanti sans amiante. Une solution radicale pour éliminer les risques de contamination et offrir un environnement sain aux occupants.

Utile, mais volatil !

L’amiante est utilisé à des fins diverses. De par sa texture fibreuse, il convient pour différentes opérations. Sous forme libre, il peut être projeté en flocage dans les murs et les plafonds et faire office de protection contre les incendies. En calorifugeage en revanche, il sert à isoler des éléments chauffants pour optimiser la performance des installations et éviter tout dommage causé par des températures trop basses. A force d’usure et de manipulations, l’amiante libre disperse des particules potentiellement dangereuses pour la santé. L’amiante lié quant à lui, a longtemps servi à la couverture des bâtiments (plaques de fibrociment) ainsi qu’au revêtement des sols (vinyl, nylon, etc.). Sous cette forme également, il est impératif de prendre d’infinies précautions, au risque à défaut d’inhaler d’importantes quantités de poussières amiantées et de contracter, à terme, de graves maladies.

Résumé amiante

Connaître l’ennemi…

L’amiante, ou asbeste, est un minéral à structure fibreuse qui trouve son origine dans les mines à ciel ouvert du Canada, du Brésil, d’Afrique du Sud et de Russie. Les fibres sont jusqu’à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu ; elles sont donc parfaitement indécelables dans l’atmosphère. Difficile alors de passer à travers les mailles du filet lorsqu’il s’agit de vivre à proximité d’une zone amiantée ou d’œuvrer directement à son contact. Les études liées aux conséquences de l’amiante sur la santé des travailleurs ont permis d’établir un lien direct entre leur exposition au minerai et leur propension à développer des maladies.

…pour mieux le combattre

L’identification des sources d’exposition à l’amiante est un défi tel qu’il ne permet pas de déterminer les situations dangereuses avec certitude. Les répercussions sur l’organisme interviennent généralement après plusieurs dizaines d’années, une fois que les dommages ont atteint un stade critique… Il est par conséquent très difficile de mesurer les effets de l’amiante selon les conditions d’exposition. A défaut d’éléments précis quant aux comportements à risque, c’est le principe de précaution qui l’emporte. Et question équipement de protection contre l’amiante, le choix est vaste.

Mieux vaut prévenir

La prise en charge des travailleurs de l’amiante n’est pas toujours adaptée. En termes de traitement, comme de timing. La meilleure solution à ce jour est de prendre les devants avec des EPI spécialement développés pour contrer les effets de la substance. La taille des fibres d’amiante n’excède pas le centième de micron. Impossible donc, de juger dans quelle mesure leur inhalation joue sur l’encombrement des alvéoles pulmonaires. Et pourtant. Le corps n’étant pas en mesure d’évacuer de si petits fragments, le travailleur voit sa capacité respiratoire diminuer progressivement, jusqu’à en mourir dans le pire des cas. S’il est une mesure incontournable pour toute personne contrainte de manipuler ou d’œuvrer au contact de l’amiante, il s’agit de porter une protection respiratoire fiable qui le préserve des méfaits de sa dispersion dans l’air.

Ce que dit la loi

Le décret de 1996 officialisant l’interdiction de l’amiante n’a pas suffi à endiguer les effets de son intégration massive dans les bâtiments et objets du quotidien durant plus d’un siècle. La réglementation vise désormais à prescrire les bonnes pratiques pour subir dans une moindre mesure les maux liés à l’inhalation de l’amiante. Il a longtemps été considéré que seules certaines professions (industrie lourde, traitement des déchets, etc.) étaient en proie à l’amiante. Or, les salariés du bâtiment et du second-œuvre (peintres, électriciens, plombiers, charpentiers, etc.) sont eux aussi concernés. Le décret du 4 mai 2012 distingue les travaux de retrait et d’encapsulage (sous-section 3), des interventions sur des appareils ou matériaux susceptibles de libérer des fibres d’amiante (sous-section 4). Selon le classement –et les conditions de chaque activité, les mesures de protection diffèrent. L’arrêté du 7 mars 2013 préconise notamment le port d’appareils de protection respiratoire (ou APR) selon le niveau d’empoussièrement (en fibres par litre). Le décret du 9 mai 2017 précise quant à lui les conditions d’application de l’article L4412-2 du Code du travail qui prône la recherche d’amiante avant toute opération comportant un risque d’exposition. Ce diagnostic avant travaux a trait à la nature, au périmètre et au niveau du risque ; il vise à estimer la quantité de produits amiantés, et à confirmer la responsabilité du donneur d’ordre quant au bon déroulement de son chantier.

Réglementation amiante

Bombe à retardement

La responsabilité de l’environnement est avérée dans le développement de cancers chez les hommes et les femmes ayant été en contact plus ou moins prolongé avec l’amiante. Quiconque en inhale en très faibles quantités peut contracter un mésothéliome pleural malin (cancer de la plèvre) : même les non-professionnels sont susceptibles de subir les effets du minéral. Les professionnels ayant été exposés durant une longue période (10 à 20 ans) ont quant à eux plus de « chances » de contracter une asbestose (fibrose pulmonaire) ou un cancer du poumon. Le diagnostic de telles pathologies n’est généralement posé que tardivement, les manifestations étant peu spécifiques et ne survenant qu’à un stade avancé… Le temps de latence entre la première exposition et les premiers symptômes est d’environ 35 ans, et il n’existe pas de traitement médical curatif durable. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Si l’amiante a fait 35 000 victimes en France entre 1965 et 1995, il risque d’en faire entre 50 000 et 100 000 d’ici à 2025. L’Organisation internationale du Travail estime que 100 000 personnes meurent chaque année dans le monde, du fait de l’amiante.

« Interdit de pénétrer dans cette zone »

Avant d’engager toute opération de désamiantage, ou de manipuler des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante, les professionnels sont tenus de procéder à quelques vérifications. Si le contrôle de l’état de leur équipement est une manœuvre incontournable, il leur incombe également de s’assurer de la qualité du joint entre le masque et leur visage. Parce que la moindre entrée d’air contaminé est une entrave à une protection efficace contre l’amiante, il est nécessaire de réaliser en amont un essai d’ajustement qui saura confirmer la parfaite étanchéité de l’EPI. Cette procédure concerne les appareils de protection respiratoire à pression négative (dont ceux à ventilation assistée et à adduction d’air). Elle doit être menée auprès des personnes exposées à l’amiante dans un cadre professionnel, par un vérificateur qualifié. Comme la performance du masque est sujette à divers facteurs (physiques en l’occurrence), l’essai doit être renouvelé en cas de prise ou perte de poids importante, de traitement dentaire majeur ou de lésion faciale grave. Il existe deux façons de vérifier l’étanchéité de l’équipement : le test qualitatif, et le test quantitatif. Si le premier en appelle au goût et à l’odorat du porteur, le second se fie au nombre de particules présentes à l’intérieur du masque (au regard de celles présentes dans l’air ambiant). Un essai d’ajustement réussi n’est pas une garantie suffisante pour assurer la pleine protection de l’utilisateur. Il est capital de prendre en compte également la durée du port et la nature des risques encourus.

Essai ajustement amiante

Point trop n’en faut

Une bonne protection au travail ne dispense pas d’un suivi médical rigoureux. La prise en charge des travailleurs de l’amiante est une composante essentielle à leur maintien en bonne santé malgré un environnement hostile. Le repérage de l’amiante est un préalable indispensable dans la mesure où il permet à l’employeur de déclarer le risque d’exposition au service de santé du travail. Les salariés sont ainsi assurés de bénéficier d’un suivi en phase avec le danger qu’ils encourent au quotidien.

La réalité du terrain soumet les professionnels à des conditions difficiles. L’alliance de l’amiante et de la chaleur contraint à l’établissement d’un planning journalier précis qui alterne vacations et temps de pause. La répartition des phases permet au travailleur de rester opérationnel malgré des conditions défavorables (aide respiratoire, température, posture, effort). Le temps de vacation total (incluant les temps d’habillage, de déshabillage et de décontamination) et ne doit pas excéder 6 heures par jour ; chacune des sessions ne doit pas durer plus de 2h30. Les pauses, obligatoires après chaque vacation, doivent quant à elles permettre aux travailleurs de recouvrer leur état physiologique et métabolique de base.

3M, partenaire de la protection contre l’amiante

La sécurité commence avec le port d’équipements de protection individuelle dédiés. Parce que l’amiante s’en prend à des organes vitaux, il est indispensable de pouvoir compter sur une protection fiable dont la conception répond à des exigences strictes. Le fabricant 3M développe des produits innovants avec pour l’objectif constant de satisfaire à des besoins concrets et d’assurer une sécurité optimale à ceux qui bravent le danger au quotidien. La gamme amiante 3M a été mise au point spécialement pour équiper les professionnels et préserver leur capital respiratoire. La marque propose des solutions correspondant à différents niveaux de protection. Son Versaflo TR-600 Amiante, parfaitement conforme aux normes en vigueur et offrant un maximum de confort au porteur, constitue une protection de choix au sein d’environnements amiantés. Cette unité filtrante est le gage d’une purification de l’air efficace qui pallie le manque d’oxygène lors d’opérations délicates. Le système de ventilation assistée confère à l’utilisateur un confort maximal quand bien même il œuvre au contact de particules nocives ou au sein d’environnements dangereux pour sa santé. Parce qu’il est doté d’une alarme (activée lors de la décharge de la batterie ou d’une baisse du débit d’air) et de deux boutons de commande, il conjugue sécurité et facilité d’utilisation. Pour un travail serein en milieu amianté.

Kit Versaflo TR-600 Amiante

L’amiante est une substance cancérigène qui, même s’il n’est plus utilisé depuis 20 ans, continue de faire des dégâts considérables. Les professionnels qui manipulent des matériaux amiantés (en travaux de maintenance ou opérations de retrait) sont exposés à de gros risques pour leur santé. Il est essentiel qu’ils soient sensibilisés quant aux bonnes pratiques à adopter. Pour que le travail de l’amiante soit parfaitement cadré, et les risques réduits à leur seuil minimal.

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