Audition : la protection, l’interaction en plus !

Parfois imperceptible, souvent pénible, toujours sournois, le bruit est partout. Chez soi, au travail, dans la rue, il est aujourd’hui impossible de passer au travers. Le bruit comme toile de fond du quotidien est devenu normalité. Il s’agit pourtant d’une nuisance qui, selon sa fréquence et son intensité, peut devenir un réel danger.

Être tout ouïe

Menace impalpable, pollution insidieuse, le bruit nous entoure et l’on ne peut y échapper. La sonnerie du réveil, la musique des magasins, la sirène des pompiers, le chien du voisin, le klaxon des voitures qui bouchonnent sont autant de bruits qui animent notre journée. Rattachés au quotidien, ils passent inaperçu. Attention cependant, ce n’est pas parce qu’on ne les perçoit pas qu’ils n’existent pas. Si l’on éprouve moins de gêne vis-à-vis des nuisances, ce n’est pas une question d’habitude, mais bien le signe d’une sensibilité moindre à leur égard. Et là, c’est plus grave.

En avoir trop entendu

La vie quotidienne réserve son lot de désagréments : chacun est exposé à des nuisances diverses, discrètes mais redoutables. Parmi elles, le bruit est un mal vicieux dont les effets ne sont visibles qu’une fois qu’il est trop tard. Au-delà des conséquences directes du bruit sur l’audition, il convient de retenir également ses répercussions sur la santé des individus. L’exposition au bruit est une opération de torture à peine dissimulée. Parce qu’il n’octroie aucun répit, le bruit finit par taper sur le système. Sa perfidie est telle qu’il joue non seulement sur l’individu lui-même, mais aussi sur ses interactions avec autrui.

Le silence est d’or

PICBAu travail plus que n’importe où ailleurs, il faut savoir rester performant en dépit d’un environnement parfois défavorable. Quelle que soit la source de perturbation, le professionnel est tenu de maintenir un niveau de concentration optimal. Le bruit est une entrave à la performance. Il favorise au contraire l’énervement, l’impatience et le manque de précision. Or, tout travail réalisé dans de mauvaises conditions est un travail bâclé. Ou plutôt, son niveau de qualité n’est pas maximal.

Les effets dits non-auditifs altèrent jusqu’à la capacité physique du professionnel. S’il n’est pas à ce qu’il fait, alors il court un danger. Plus ou moins sérieux selon le matériel qui l’entoure et les matériaux qu’il utilise. Lorsqu’il est astreint à une mission, le professionnel doit être en pleine possession de ses moyens. Pour assurer la viabilité de sa production d’abord, mais aussi et surtout pour ne pas compromettre sa propre sécurité. Il dispose pour ce faire d’un équipement de protection individuelle spécifiquement développé pour protéger les oreilles et faire ainsi obstacle aux nuisances récurrentes.

En faire usage, c’est ne pas subir le bruit parasite alentour et pouvoir enfin œuvrer plus sereinement.

Rebattre les oreilles

Le bruit comme ensemble de vibrations non-harmoniques est une agression perpétrée à l’encontre des individus. Il dérange, perturbe, et contrarie. L’oreille comme organe fragile et intermédiaire entre la rumeur du monde et son intellectualisation par l’Homme, subit quant à elle les nuisances sonores quotidiennes au prix de ses propres facultés.

Le rapport de l’un à l’autre est essentiel et garantit une meilleure appréhension de l’environnement. Si cependant l’un prend le pas sur l’autre, alors il est clair que l’avantage n’ira pas au corps humain. Les méfaits du bruit sur l’audition sont reconnus, et les conséquences concrètes sont souvent irréversibles.

Les professionnels sont d’autant plus exposés qu’ils ne peuvent échapper au bruit latent des machines qui les entourent. Au-delà d’un seuil sonore donné, les oreilles n’encaissent plus le bruit environnant. C’est là qu’interviennent les dommages –plus ou moins graves sur l’audition. La solution pour garder toutes ses facultés intactes en dépit de conditions de travail difficiles ? Les protecteurs individuels contre le bruit. Tout un programme.

Chut !

Chantier bruyantL’exposition au bruit huit heures durant peut être un véritable calvaire. Si la plage de sécurité est comprise entre 70 et 80 décibels, la nuisance va souvent bien au-delà. Les professionnels en proie à des bureaux en open space et à des collègues dont la discrétion n’a pas été livrée dans les attributions de naissance pâtissent d’un bruit qui met parfois les nerfs à rude épreuve. Mais tout est relatif. Les professionnels qui eux, doivent carburer à un rythme effréné et faire usage d’outils plus bruyants les uns que les autres du matin jusqu’au soir, ont matière à être fatigués tant d’un point de vue physique que psychologique. Si encore il ne s’agissait que de fatigue…

Une exposition prolongée à plus de 80 décibels ouvre la voie aux effets durables et pernicieux. Percer un trou dans un mur c’est une chose, mais piquer du béton en continu, c’en est une autre… Les risques de lésion augmentent proportionnellement au temps passé à côtoyer le danger. Le niveau de protection doit quant à lui correspondre au type de nuisance endurée. Le bruit est reconnu comme cause de maladie professionnelle depuis plus de 50 ans et depuis lors, la règlementation en la matière a bien évolué. Il incombe au chef d’entreprise d’évaluer le risque auditif qui pèse sur ses salariés, d’agir à la source du bruit ou à défaut, de limiter les effets de sa propagation à l’aide d’équipements de protection adéquats.

Ouvrir grand les oreilles

Quand on pense EPI, on pense instinctivement chaussure de sécu. Mais la gamme des équipements disponibles va bien au-delà de la seule protection des pieds. Le professionnel est tenu de s’adapter à son espace et aux dangers qui s’y rattachent, quels qu’ils soient. Les environnements bruyants font notamment l’objet d’une préconisation spécifique. Au regard du degré de dangerosité pour l’audition des travailleurs, la loi recommande ou impose le port de protections dédiées.

protection auditiveLes protecteurs individuels contre le bruit (ou PICB) sont des équipements de protection individuelle spécialement conçus pour l’affaiblissement acoustique. Ils permettent de réduire les effets de la nuisance sonore sur l’ouïe et d’offrir ainsi la garantie pour les professionnels d’œuvrer au contact du bruit sans craindre pour leurs attributs physiologiques.

La Directive « Bruit » 2003/10/CE détermine des limites d’exposition (atténuation du PICB comprise) au-delà desquelles il convient de porter une protection. Entre 80 et 85 dB(A), les travailleurs sont formés quant aux risques qu’ils encourent en œuvrant au contact du bruit. Les protecteurs ne sont que facultatifs et chacun endosse la responsabilité d’en faire usage ou non. Au-delà de 85 dB(A), les salariés sont tenus de passer un examen audiométrique et d’utiliser des PICB en zone bruyante (dont l’accès est limité par ailleurs). Lorsque le niveau sonore dépasse 87 dB(A), alors l’exposition doit être minimale. Le niveau de protection des travailleurs augmente proportionnellement au degré de danger.

La norme EN 458 fait quant à elle office de guide d’achat pour quiconque est amené à fournir ou utiliser des protecteurs individuels contre le bruit. Le choix d’un protecteur dépend de multiples facteurs, parmi lesquels l’environnement au sein duquel travaille l’opérateur. Une fois la zone dangereuse reconnue comme telle, différentes étapes se succèdent jusqu’au choix de l’équipement à adopter. Il convient dans un premier temps d’identifier les personnes susceptibles d’être exposées à des nuisances sonores élevées, puis de mesurer leur durée d’exposition journalière. Des mesures doivent être mises en place pour tenter de réduire le bruit à la source avant d’envisager le port d’un équipement spécifique. Si toutefois la manœuvre ne suffit pas à assurer la sécurité des travailleurs, alors il convient d’opter pour une protection auditive.

La norme EN 352 détaille les caractéristiques (matériau, montage, confort, affaiblissement acoustique) de chacun des équipements disponibles pour la protection de l’audition. Elle permet de choisir en toute connaissance de cause le protecteur qui convient le mieux à la situation, à la personne et au type de risque encouru.

Les bruits nocifs figurent parmi les trois dangers principaux pour la santé au travail. Au regard de la réglementation 2016/425 afférente aux EPI, la protection auditive a acquis une importance au moins équivalente à celle de la protection respiratoire et antichute.

Gage d’une protection efficace contre les risques de surdité, les PICB doivent également permettre d’œuvrer complètement à l’aise. Mêler confort et sécurité, tel est le défi des fabricants. Deal !

Ne pas faire la sourde oreille

Le bruit comme facteur de pénibilité au travail fait l’objet de nombreuses innovations par les fabricants spécialisés. Le secret pour allier santé, bien-être et performance au travail ? Des équipements de qualité ! Ce n’est pas si compliqué… Agent toxique pour un sens fragile, le bruit est une véritable menace pour l’audition. Les protections qui lui sont dédiées intègrent le meilleur de la technologie de façon à garantir des conditions d’exercice optimales à l’utilisateur.

L’Homme privé de son acuité auditive perd un équilibre pourtant précieux. Sans l’un de ses cinq sens, sa perception du monde qui l’entoure est altérée, et il n’est plus en capacité d’appréhender correctement l’environnement. Lorsqu’il est en proie à un danger, le bruit en l’occurrence, il se doit d’adopter l’équipement nécessaire à sa sécurité. Il doit cependant rester au fait des collègues qui l’interpellent ou des engins qui roulent à proximité. Opter pour un PICB qui isole du bruit gênant est une chose, mais se couper du monde et ne plus saisir le moindre signal sonore alentour est un danger pis encore que celui auquel on souhaite échapper. Le risque inhérent au bruit nocif ne doit pas être pris à la légère. A l’inverse, la surprotection est une entrave à la bonne appréhension de l’environnement par le professionnel. Le bruit résiduel sous le protecteur (jamais en-deçà de 70 décibels) doit permettre son interaction avec autrui ainsi que la bonne perception des avertisseurs sonores de danger. Le maintien dans la réalité (de par la persistance d’un bruit de fond) aide au maintien de la vigilance. Pour que la protection soit optimale, elle doit assurer l’équilibre entre affaiblissement acoustique et entretien d’une communication active.

Bien, mais pas trop : 3M a tout compris

3M s’attache à proposer aux professionnels des équipements qui mêlent technicité et conformité aux normes législatives. Celle parue en 2016 sur les équipements de protection individuelle est d’ores et déjà en vigueur, mais son application est échelonnée jusqu’en 2019. Pour autant, la marque est déjà à pied d’œuvre pour mettre l’ensemble de ses produits en règle au regard des nouvelles dispositions. Elle garantit ainsi à chacun de ses clients d’œuvrer avec des produits parfaitement conformes, pour une performance constante et une santé préservée.

Peltor Protac III 3M

En tant que fabricant spécialisé, 3M lutte contre la perte d’audition. Elle met au point des solutions de protection adéquates qui permettent en outre à l’opérateur de rester connecté à son environnement. La communication est un vecteur essentiel à la bonne exécution de toute mission. C’est en ce sens que la marque a réussi un pari fou. Avec ses protections auditives communicantes, elle mêle en effet protection de l’audition et moyen de communication. Les casques Peltor intègrent une radio émission/réception qui évite d’ôter l’équipement pour saisir les propos des collègues aux alentours. Une façon d’optimiser le port du casque dont la permanence est le seul gage de son efficacité à 100%. Les casques antibruit Protac III ont quant à eux l’avantage d’assurer la parfaite concentration du professionnel et de permettre la communication par ailleurs, sans pour autant qu’il soit nécessaire de retirer la protection. La capacité de Protac III à reproduire les sons en stéréo est le gage d’une sécurité optimale sur le lieu de travail, puisque l’utilisateur est protégé, mais pas isolé ! Grâce à ce protecteur auditif, l’animation sonore est un bruit de fond qui ne dérange pas dans les applications quotidiennes, mais qui reste suffisamment accessible malgré tout pour permettre de capter l’attention du professionnel en cas de problème.

Vérifier la compatibilité de votre matériel avec les nouvelles normes en vigueur, opter pour des équipements innovants pour gagner en performance et travailler en toute sécurité, ça vous tente ? Participez à la conférence en ligne proposée par Mabéo Direct en partenariat avec 3M, sur « l’amélioration de la perception de l’environnement et la communication dans les environnements bruyants », le 20 avril de 11h à 12h. C’est pour bientôt, inscrivez-vous vite !

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