Protection auditive : que dit la nouvelle réglementation EPI ?

La protection de l’audition est une problématique constante en BTP. L’exposition aux nuisances sonores est en effet une contrainte professionnelle propre au secteur : sans équipement adéquat, elle peut être cause de dommages graves pour les travailleurs.

Depuis 2016, la réglementation européenne afférente aux EPI place la protection auditive au même titre que les protections respiratoire et antichute et considère les bruits nocifs comme autant de dangers « de nature irréversible » pour la santé. Autrement dit, il existe un risque de lésion irréversible en cas de surexposition au bruit.

Les oreilles comme vecteurs de l’audition sont des organes extrêmement fragiles. Il convient donc d’opter pour des solutions de protection fiables et adaptées.

Si la sensibilisation a peu à peu eu raison de la négligence des opérateurs sur les chantiers en termes d’équipements de protection, notamment pour l’audition, le port de casques et bouchons reste encore insuffisant pour éliminer tous les risques. La pollution sonore, indissociable des environnements professionnels, est un danger réel dont les effets sur l’organisme ne doivent être sous-estimés. Une trop forte -et longue- exposition peut entraîner des troubles plus ou moins sévères, jusqu’à la surdité.

Le risque auditif, perçu à tort comme moins dangereux parce que pas visible immédiatement (contrairement par exemple au travail en hauteur où la chute est constatée à l’instant T), n’est pourtant pas anodin. Au-delà d’un certain seuil (85 dB), le port d’une protection auditive est imposé. Sur le terrain, c’est moins évident. Sans un accompagnement fort, les travailleurs peinent à systématiser le port des EPI. C’est une véritable démarche de prévention qui doit être engagée : identification des postes de travail les plus exposés, caractérisation des sources du bruit, analyse du risque, choix des EPI, sensibilisation. Au-delà de la prise de conscience des collaborateurs quant aux risques du bruit sur leur santé, il s’agit de changer leur perception de l’équipement, jusque-là considéré comme une contrainte. Il n’est pas de solution plus efficace que la généralisation du port des protections antibruit pour limiter les dommages sur l’ouïe des travailleurs.

La mise en vigueur de la nouvelle réglementation EPI 2016/425 (passage des protections auditives en catégorie III au même titre que la protection respiratoire ou la protection antichute) s’est échelonnée sur trois ans. Le début du calendrier concorde avec son adoption par les états membres dès mars 2016. En avril 2018, les produits conformes à l’ancienne réglementation (EPI 89/686/EEC) peuvent encore être commercialisés. Les organismes agréés certifient les produits selon la nouvelle norme, et les fabricants peuvent les commercialiser. Depuis avril 2019, les produits du marché doivent se conformer à la nouvelle réglementation.

Cette application intégrale de la directive implique :

• pour le fabricant de procéder à des contrôles qualité plus rigoureux, et d’apposer le nouveau marquage CE sur ses produits et emballages. L’ensemble des EPI doivent être re-certifiés avant le 21 avril 2019 ; ladite certification doit être renouvelée tous les 5 ans.
• pour les responsables sécurité de veiller à acheter les équipements auprès de fournisseurs agréés, de vérifier leur traçabilité, et de former les utilisateurs à la sélection d’équipements appropriés.
• pour l’utilisateur de consentir au port correct d’une protection adaptée.

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